EN 2026, NOUS MARCHONS POUR :

Un logement digne pour tous.tes. Maintenant.

La Pride des Banlieues vous appelle tous.tes à manifester le 6 juin 2026 contre les politiques discriminantes du logement en France. Cette année encore, la Macronie tue.

Allons-nous fermer les yeux alors que plus de 900 personnes sont mortes dans les rues et 350 000 personnes ; femmes, hommes, enfants et LGBTQI+, sont sans domicile ?

Au-delà du sans-domicilisme, sommes-nous prêts à subir encore la précarité énergétique qui touche plus de foyers chaque année ?

Combien de temps subirons-nous les pratiques des riches propriétaires qui profitent et capitalisent au sein des zones tendues, notamment dans les départements colonisés d'Outre-Mer et en Seine Saint-Denis ? 

Cette violence systémique n'est pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques conscients. Nous dénonçons une offensive gouvernementale qui organise activement le creusement des inégalités au détriment des plus pauvres, des personnes immigrées ou encore des personnes transgenres.

Dans un contexte de montée de l’extrême droite, des discours racistes et LGBTQIphobes, les plus précaires se retrouvent en danger. Les foyers des travailleurs migrants, tel que le foyer Siqueros à Saint-Denis, est menacé de démolition sans possibilité de relogement pour un grand nombre d'habitants. L’histoire des foyers Adoma est celle d'un urbanisme colonial qui perdure : chambre d’environ 10m², cuisine et sanitaires collectifs, isolement et vie familiale proscrite.

Aujourd’hui, l’État qualifie de « communautarisme » des solidarités qui sont en réalité un rempart contre une précarité qu'il a lui-même organisée. Il faut en finir avec le regard utilitaire : la présence de ces travailleurs est un droit inconditionnel. Ce n'est pas aux résidents de justifier leur place ou leur mode de vie, mais à l'État de solder sa dette de dignité. Habiter ici n’est pas une faveur, c'est l'exercice d'un droit : c'est l'État qui est l'obligé, et non l'inverse.

Les pouvoirs publics continuent de mépriser les personnes en marge de la société en appliquant des méthodes néo-coloniales : ségrégation socio-spatiale entre ville-périphérie, baisse des APL (suppressions des APL pour les étudiants étrangers) restriction des budgets des collectivités territoriales. La crise du logement ainsi que l'accentuation de la précarité dans les banlieues et au sein des départements colonisés d’Outre-Mers trouvent réponse auprès des forces de l’ordre qui redoublent de violences (physiques et symboliques) envers les personnes racisées et marginales. 

L’année dernière, plus de 24 500 expulsions forcées ont eu lieu, alors que près de 3 millions de logements restaient vacants. Les expulsions deviennent monnaie courante, notamment depuis l'adoption de la loi Kasbarian-Bergé sous prétexte de lutte contre les squatteurs, ce qui légitime l’État à expulser en masse les individus précaires. 

Les personnes transgenres sont surreprésentées dans le mal logement, grand.e.s oublié.e.s du macronisme. L'immobilier est le deuxième grand secteur dans lequel iels sont discriminé.es après la santé. Environ 24% d’entre elleux déclarent avoir subi des discriminations dans leur recherche de logement entre 2023-2024 selon l’étude LGTI Survey. Conséquence, iels sont limités aux offres des marchands de sommeil et aux biens insalubres mettant ainsi en péril leur sécurité.

Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de manifester notre refus collectif face au gouvernement qui ferme les yeux devant notre indignation. Nos voix comptent et elles doivent être entendues. L’année dernière, nous étions plus de 15 000 à marcher pour un accès à la santé pour tous.tes. Cette année encore, la Pride des Banlieues marche contre le système capitaliste, la violence coloniale raciste, classiste, sexiste et LGBTQIphobe. 


De ce fait, la Pride des Banlieues exige : 

  • La création immédiate de 10 000 à 15 000 places d’hébergement d’urgence en Seine-Saint-Denis, hors hôtels sociaux. 

  • La réquisition des logements vides, alors que plus de 3 millions de logements sont inoccupés en France. 

  • L’arrêt total des expulsions locatives, sans conditions. 

  • Un investissement massif dans le logement social public, libéré des logiques de marché.

  • La formation obligatoire des personnels à l’accueil des LGBTQI+, racisées et migrantes.

Il est plus que nécessaire dans un contexte libéraliste, individualiste et de fascisation de nos sociétés, de mettre les marges au centre de nos luttes. Si ce n’est pas fait par nous et pour nous, ce sera fait contre nous !