Loger pour contrôler, l'État français face aux corps immigrés
À quelques semaines des élections municipales, personnalités politiques et éditorialistes fascisants rivalisent de clientélisme raciste en faisant de l’immigration l’origine de tous les maux de la crise du logement : de la saturation des HLM à la pénurie de logements accessibles, de la dégradation du parc immobilier à l’explosion du nombre de sans-abris partout sur le territoire.
La Pride des Banlieues dénonce ce retournement insupportable de la honte et de la responsabilité, alors que la “crise” du logement actuel a été directement provoquée par des décennies d’austérité budgétaire, de privatisation du parc public, de financiarisation du sol et de marchandisation de l’habitat. Parler de crise est en soi révoltant, quand cette situation n’est que le résultat d’une continuité historique de violence contre les classes les plus marginalisées, dont les personnes exilées sont les premières victimes.