Nos revendications
Destitution de Macron & fin de l’exploitation capitaliste !
À l’approche des élections municipales, la Pride des Banlieues appelle les candidat·es à rompre clairement avec les politiques du gouvernement Macron et ses allié.es.
Nous exigeons :
● La création immédiate de 10 000 à 15 000 places d’hébergement d’urgence en Seine-Saint-Denis, hors hôtels sociaux.
● La réquisition des logements vides, alors que plus de 3 millions de logements sont inoccupés en France.
● L’arrêt total des expulsions locatives, sans conditions.
● Un investissement massif dans le logement social public, libéré des logiques de marché.
● La formation obligatoire des personnels à l’accueil des personnes LGBTQI+, racisées et migrantes.
Nos revendications passées
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Décoloniser la santé publique : une question de vie ou de mort
Aujourd’hui, la question de la santé est primordiale dans notre lutte car elle met en exergue les enjeux de politiques néocoloniales, de racisme médical, de classisme, des discriminations LGBTQIA+, de l’accueil des personnes sans papiers et des personnes handicapées.
Dans ce combat pour un accès à la santé pour toustes, c’est en partant des marges que nous obtiendrons des droits pour toustes, car ce sont toujours les personnes les plus précaires (personnes migrantes, en situation irrégulière, pauvres, racisées, handies, LGBTQIA+) ou vivant dans les espaces délaissés comme les banlieues, qui subissent le désengagement de l'État dans la santé publique.
Nous refusons que le droit à la santé soit conditionné à nos papiers, notre nationalité, nos caractéristiques physiques, à notre orientation sexuelle et à notre genre. Nous refusons de mourir du syndrome méditerranéen, du manque de place dans les hôpitaux ou de la non-prise en charge de nos soins.
L’égalité dans la prise en charge de la santé pour toustes, en plus d'être un droit fondamental, permet de réguler et de protéger des épidémies et notamment des hépatites virales et du VIH.Contre la poursuite de politiques coloniales à travers un contrôle médical, contre la mise en place d’une préférence nationale raciste et LGBTQIA+phobe, contre les coupes budgétaires dans la santé publique qui renforcent les disparités socio-économiques et territoriales d’accès à la santé, nous exigeons :
La régularisation de tous les sans papiers et l’accès au régime de la sécurité sociale sans condition
Des milliards d’euros investis dans la santé publique
l’arrêt des politiques austéritaires qui cassent les budgets de l’hôpital public, ses soignants et ses patients, et la réouverture de lits et de postes de soignant.es dans tous les déserts médicaux, qu’ils soient en ville ou en ruralité.
la formation des médecins et des personnels de soins à l’accueil digne des publics immigrés, racisés, LGBTQIA+
la facilitation et l’accompagnement des personnes bénéficiaires vers le dispositif d’AME
la garantie légale d’un droit au séjour et d’une protection d’expulsion du territoire en faveur des personnes atteintes de pathologies graves, n’ayant pas accès aux soins dans leurs pays d’origine.
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Aujourd'hui, nous nous trouvons à un carrefour crucial de notre histoire : la montée des discours haineux et des politiques discriminatoires en Europe menace les droits et la sécurité des personnes LGBTQIA+, migrant·e·s, précaires, racisé·e·s. De Oslo à la Slovaquie, en passant par l'Espagne et l'Italie, nous constatons une recrudescence alarmante des attaques et des politiques oppressives.
En janvier 2024, la loi "Asile et Immigration" de Darmanin a été promulguée, elle a agi comme un catalyseur; exacerbant les difficultés déjà criantes pour les migrant·e·s. Cette législation, associée au racisme institutionnel et aux violences policières persistantes, crée un climat très lourd pour les minorités ethniques et les personnes LGBTQIA+ de nos banlieues.
Cela prépare sournoisement le terrain à l'extrême droite institutionnelle, qui tente de détourner nos luttes pour servir des intérêts contraires à nos aspirations les plus profondes.L'extrême droite, comme un caméléon, se pare des couleurs de la diversité. Son soutien apparent à la diversité dissimule mal l'agenda conservateur et oppressif sur fond d'exclusion. Elle détourne les luttes de leur essence pour mieux servir ses desseins racistes, sexistes et anti-pauvres. Elle propage une vision caricaturale de nos vies, fondée sur la peur de l'autre et la défense illusoire de valeurs traditionnelles. Elle exploite les fractures de notre société, attise les peurs et les préjugés pour semer la division et la haine.
La lutte contre l'extrême droite ne peut être réduite à un combat universel, nous devons reconnaître les réalités multiples et interconnectées de l'oppression.
Nous refusons de voir nos combats instrumentalisés pour servir des intérêts qui nous trahissent.
Nous sommes ces minorités ethniques, ces trans, ces migrant·e·s, ces féministes, ces gays et lesbiennes, ces pauvres. Toustes celleux que l'extrême droite cible comme boucs émissaires pour masquer les véritables fléaux de notre société : le racisme, le patriarcat, la précarité.
Nous appelons à la résistance, à la mobilisation, à la solidarité.
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Si la PMA est ouverte pour une partie de la population alors elle doit l’être pour tout le monde. C’est à nous de décider si nous voulons prendre cette décision. Les lois votées pour nous interdire de disposer de nos corps n’ont qu’un objectif : nous soumettre. Nos corps nous appartiennent. C’est à nous qu’il revient de décider d’avoir un enfant.
Quand on s’aime et qu’on veut des enfants, les minutes défilent. En effet, chaque année, les chances de réussite de la PMA baissent car notre fertilité baisse après 25 ans. En l'état actuel des choses, la PMA est un processus très long avec un taux de réussite limité.
Ainsi, tous les jours qui passent sans que la PMA soit accessible à tout le monde, ce sont des personnes qui ne pourront plus jamais voir leurs rêves de famille se réaliser.
Appelons toustes ensemble les député•es à nous montrer qu’iels sont du côté de nos libertés.
Demandons leur de proposer comme loi à l’agenda de l’Assemblée Nationale une proposition qui permettra l’accès de la PMA à toustes en faisant appliquer les dispositions suivantes :
→ Supprimer la mention du sexe à l’état civil qui a pour fonction de priver les personnes trans et intersexes du droit à la PMA, entre autres.
→ Inscrire dans la loi la possibilité pour les receveur.euse.s de refuser l'appariement (= association sur des critères de ressemblance) et créer un organisme dédié à la surveillance du respect des choix des receveur·euses.
→ Multiplier les campagnes de sensibilisation aux dons d’ovocytes financées par l’État pour faire face à la pénurie. Cibler spécifiquement les personnes racisé·es à travers ces campagnes.
→ Mettre fin aux pratiques médicales grossophobes, psychophobes et validistes dans les parcours de PMA.
→ Former les agent·es des services publics à l’accueil de publics LGBTQI+.
→ Mettre fin aux disparités territoriales dans l’accès à la PMA et plus généralement au soin en investissant massivement dans le service public hospitalier.